LE FUSILLE

Publié: 15 avril 2006 dans Poésie
UN POEME TOUCHANT

POUR LA LIBERTÉ – Rachel ARTO – 1

Le fusillé

Par l’automne de feuille morte

Mon copain qu’on a fusillé

Son sang n’est pas encore caillé

Et fume là devant la porte…

Il avait des yeux indécis

Comme drapeaux mouillés de pluie

Et vers un horizon de suie

Tendait parfois ses bras durcis.

Son cœur était plein de révoltes,

Etait pourtant si plein d’amour

Qu’il luttait dans le demi-jour

Pour l’espoir de neuves récoltes.

Mon copain qu’on a fusillé

Par l’automne de feuille morte

Son sang fume devant la porte

Son sang n’est pas encore caillé…

Marcel Bouquet

Lauréat du concours de l’association "Le cercle García Lorca" en 194

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s