LES REPUBLICAINS ESPAGNOLS DANS LA RESISTANCE

Publié: 15 avril 2006 dans Histoire
POUR NE PAS OUBLIER
IN MEMORIAM
 

 
 Groupe de maquisards Espagnols (guerilleros du sud de la France)
 (Mon père est le 2ème accroupi à partir de la droite)
 
 
 Les nouvelles générations ne doivent pas oublier les actions des résistants Espagnols : guérilleros du Sud-Ouest, passeurs des Pyrénées, combattants de la MOI, maquisards des Glières et du Vercors, légionnaires des régiments de volontaires étrangers.

Ils sont entrés par le sang versé dans le lent processus d’intégration à leur nouveau pays. Ils ont droit à toute notre reconnaissance.

 

 
Groupe de maquisard Espagnols (Sud de la France)
 

 
 Permission F.F.I. du Bataillon Del Rio accordé à mon père à Tarbes le 16 octobre 1944 
 
 
FUSILLES PAR FRANCO
 

 

 
 
 FUSILLES PAR HITLER

Hommage à 5 Républicains espagnols fusillés par les nazis en février 1943.

Dimanche 12 février, à la Chapelle-Basse-Mer, 4 à 500 personnes ont envahi le petit cimetière de la commune pour assister à l’inauguration de la stèle érigée en l’honneur de 5 Résistants espagnols fusillés en février 1943. Avec la présence de 24 drapeaux d’associations d’anciens combattants, de Résistants et de déportés.

Venues de Galice et de Valencia, les filles, la soeur et les petits enfants de ces républicains espagnols ont dévoilé la stèle en un geste empli d’émotion retenue. Bouleversées, ces familles ignoraient, un an plus tôt, quel avait été le destin de leur père, de leur frère ou de leur grand’père.  Un peu de terre de Galice fut déposé sur le carré des fusillés.

C’est un chant Républicain, El paso del Ebro, qui vint clore la cérémonie du petit cimetière de la Chapelle-Basse-Mer.

 

 Le témoignage de Miguela Tolosa, soeur de Miguel Sanchez Tolosa :

 "Pendant plus de 60 ans, nous n’avons rien su. Jusqu’à l’année dernière, quand nous avons appris que Miguel avait été fusillé à Nantes. Nous venons d’une famille de paysans. Si nos parents, des socialistes, étaient encore là, ils seraient fiers du choix de leur fils. Ils seraient honorés et émus des honneurs qui lui sont rendus ici en France, à lui et aux autres. Dans un premier temps j’ai pensé rapatrier sa dépouille afin qu’il repose auprès de nos parents. Mais j’ai compris que c’était une erreur ; que là-bas, il ne serait jamais considéré comme il l’est ici. Il resterait un anonyme. Le ramener dans la région de Valence, gouvernée par la droite, serait même une offense. Là-bas, des morts comme lui n’ont pas de valeur. »

 

 
 

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