REPUBLICAINS ESPAGNOLS DE RENNES A ST. MALO

Publié: 20 novembre 2006 dans Histoire

… de Rennes à St Malo

Les REPUBLICAINS ESPAGNOLS

http://www.liberation.rennes.fr

Avril 1931 :

Victoire des Républicains aux élections municipales. Le roi Alphonse XIII part pour l’exil. La République est proclamée.

Février 1936 :

Elections aux Cortes (Parlement). Victoire du Front Populaire.

18 Juillet 1936 :

Coup d’état du général Franco. Les Républicains résistent.

La guerre civile commence. Elle prendra fin le 28 février 1939 avec la chute de Madrid.

Les Républicains sont vaincus.

Janvier 1939, c’est la retraite "LA RETIRADA":

Devant l’avancée des troupes franquistes, harcelés sous les bombardements incessants de l’aviation allemande et nationaliste, les Républicains espagnols, civils et militaires, affluent à la frontière pyrénéenne, alors fermée par les autorités françaises. Le 26 janvier, la chute de la Catalogne provoque un exode encore plus massif. Le gouvernement français est contraint de revoir sa position.

Environ cinq cent mille espagnols passeront la frontière.

Les civils, femmes, enfants, vieillards sont pris en charge à leur arrivée, et répartis sur tout le territoire, en fonction des disponibilités et des bonnes volontés locales. Le département d’Ille-et-Vilaine ouvrent six centres d’hébergement. Quant aux combattants, rien n’est prévu pour les accueillir. Escortés par les services d’ordre, ils sont acheminés vers les plages clôturées d’Argeles sur Mer et de Saint Cyprien. Ils restent là plusieurs mois. A maintes reprises, les autorités françaises les incitent à un retour en Espagne. Face à la menace de guerre contre l’Allemagne, d’indésirables, les réfugiés espagnols deviennent indispensables. Placés sous autorité militaire, des milliers sont enrôlés dans des Compagnies de Travailleurs Étrangers, réparties sur toute la France, afin d’y effectuer des travaux de fortification. Lors de l’invasion allemande, nombre d’entre eux sont faits prisonniers. Les Républicains espagnols sont les premiers déportés du territoire français : 7288 seront envoyés à Mauthausen, 4676 n’en reviendront pas. Les Compagnies de Travailleurs, sous l’autorité de Vichy, sont livrées aux allemands pour construire le mur de l’Atlantique. Conduits vers la zone occupée, les Espagnols travaillent à la construction des bases sous-marines de La Pallice, Lorient, Brest. Beaucoup doivent embarquer à Saint-Malo ou Cherbourg, pour les îles anglo-normandes. L’une d’elles, Aurigny, rattachée administrativement au camp de Neuengamme, verra travailleurs forcés et déportés espagnols, mourir sous le joug nazi.

Fidèles à leur engagement anti-fasciste, les Républicains espagnols participent activement à la Résistance et à la Libération de la France. Les guérilleros seront de toutes les batailles. Intégrés dans des organisations françaises de résistance, les F.F.I – F.T.P, conduites à Rennes par leur capitaine Pedro Flores, multiplient les actions contre l’occupant. Neuf d’entre eux sont fusillés le 8 juin 1944 à la caserne du Colombier. Une soixantaine de résistants espagnols arrêtés en Ille et Vilaine sont déportés dans les camps nazis. A la Libération, plusieurs poursuivent le combat contre la dictature franquiste.

Conception :

Direction de la Communication de la Ville de Rennes. 

Maquette : JJ MAHO et JP ROULLIER.

Textes de Gabrielle LEBER-GARCIA et Mariano OTERO. Photos : Collection particulière J MORVAN SAN GEROTEO.

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