Archives de la catégorie ‘Témoignages’

TEMOIGNAGE D’UNE REFUGIEE.

Publié: 17 avril 2008 dans Témoignages

 

CARPENA, Pepita.

L’accueil de la France aux réfugiés espagnols.

 

 

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SOUVENIRS

Publié: 29 octobre 2007 dans Témoignages
 
Mi abuelo estuvo en el campo de Argelés durante unos meses, después tuvo la osadía de retomar el mismo camino y volver a España. Él tenía entonces sólo 16 años. A su regreso a España se encontró con la cárcel, la represión y la miseria. Alguna vez le he propuesto regresar a Argelés y ver esa playa en la actualidad, pero él no quiere ni pensar en eso. Sólo de rememorar los meses pasados allí se pone a llorar.

18/10/2007 15:22
(http://cid-a78d6bcc8413e63d.spaces.live.com/)

 

 

AVIS DE RECHERCHE

Publié: 29 octobre 2007 dans Témoignages
Bonjour,
je viens de tomber sur votre blog fort emouvant, car je cherches des information sur cette periode trgique et notament sur l’histoire de mon grand pere.
Je ne sais pas grand chose de son histoire, car il est decede avant que je 
n’ai pas pris le temps de lui demander de me raconter son histoire, mon pere non plus n’en sait pas grand chose. 
Tout ce que nous savons c’est qu’ au depart il etait Officier dans l’armée espagnole et qu’avec Franco, il prefera 
servir son pays depuis le maquis avec tout les inconveniant que cela comporté. Ensuite il dù fuir en france et là 
il decida de rejoindre la resistance française, parcequ’il ne suportait pas l’idée que le pays qui l’avait 
acceulit soit à son tout menacer par l’occupant Allemand de l’epoque. Il n’etait biensur pas le seul dans ce cas. 
Donc pourriez vous me dire s’il existe une liste de recensement des persones ayant fait partit des FFI ou autre.
Il s’appelait "Fuentefria Angel".
à la lecture de votre blog je me dis que peut etre fut il dans la 35eme brigade car il epousa ma grand mere toulousaine !
cela me laisse penser qu’il a dut sejourner à toulouse un bon moment, mais je ne suis sur de rien.
cordialement
lilian


AVIS DE RECHERCHE

Publié: 29 octobre 2007 dans Témoignages
Bonsoir,
 
Je viens de découvrir votre site que je trouve bien fait. Je jette une bouteille à la mer, Je suis la petite fille d’un homme qui a vécu l’époque de Franco, je sais qu’il a quitté l’Espagne pour la France, et qu’il était combattant contre le régime de Franco. J’ai éplucher tous les sites relatant la guerre civile, tous les sutes des camps et je n’ai aucune trace de lui. Je voudrais juste croire que quelqu’un (un enfant, un petit enfant…) a eu la chance de connaître l’histoire et que quelqu’un a peut-être parlé d’un camarade de combat, de cellule, de galère.
Peut-être que quelqu’un se souvient de mon grand-père. Il s’appelait Juan Helguera Garcia il était originaire d’Asturies, de Langreo son épouse s’appelait Dolores Rios Suarez.
Si quelqu’un visite votre site et qu’il peut m’aider je serai la petite fille la plus heureuse et j’aurai réussi mon combat, celui de mieux connaître mon grand-père au travers un souvenir une photo…
Merci de faire des sites comme le vôtre.
Luz

ITINERAIRE

Publié: 29 octobre 2007 dans Témoignages

 

 
Paru dans "OUEST FRANCE" édition du lundi 29 octobre 2007

Maria restera toujours une réfugiée espagnole

Elle fait partie des 450 000 républicains espagnols à avoir fui la guerre civile. Soixante-dix ans après, à l’heure où s’ouvre à Paris la Cité nationale de l’immigration, Maria del Carmen a décidé de se libérer de son histoire douloureuse.

Le silence est le plus lourd fardeau qui soit. Maria del Carmen n’a jamais raconté son histoire. Pas même à ses enfants. « J’ai occulté cette partie de moi. Je ne voulais pas partager ma souffrance. » À 75 ans, pourtant, cette femme pimpante et coquette, qui vit à Vannes, a décidé d’abattre les murs qui enserraient ses souvenirs de déracinée. « Je suis une réfugiée politique espagnole et je le resterai jusqu’à la fin de mes jours, que je le veuille ou non », martèle-t-elle en penchant son regard bleu sur un petit papier. Dessus, elle a griffonné quelques notes, par peur d’oublier l’inoubliable.

Elle avait seulement 7 ans quand elle a quitté sa terre natale pour la France. « Mon père était républicain. À l’époque, penser à l’égalité, à la fraternité et à la justice était une infamie dans notre pays. C’était la guerre civile. »

De l’Espagne, elle garde le souvenir de Gijón et de sa longue plage où, avec sa soeur et ses deux frères, elle s’amusait à déloger des crabes de leurs cachettes. Des années de bonheur et d’insouciance vite balayées par les bombardements. « Un jour, un avion est passé très bas au-dessus de nous. Effrayée, ma mère a laissé tomber le seau d’eau qu’elle portait sur sa tête. J’ai pris conscience que plus rien ne serait jamais comme avant. Du jour au lendemain, mon père s’est engagé dans la guerre, laissant à maman quelques recommandations pour que l’on quitte l’Espagne ».

Maria del Carmen a conservé sa carte de réfugiée espagnole. Un statut qu’elle gardera en elle jusqu’à sa mort.

Photo : Thierry CREUX

C’était en 1937. Avec d’autres républicains, la fuite s’organise. « Un soir, on a tenté de s’échapper par la mer, en embarquant sur un cargo. Mais un navire qui surveillait la côte nous a repérés. Retour à la case départ. » Maria, sa mère, sa soeur et ses deux frères se retrouvent ensuite sur la route, direction Barcelone. « Des familles nous ont pris dans leurs camions. Tout autour de nous, on ne comptait plus les ruines et les ponts détruits. Je me souviens d’une vieille dame sur le bord de la route criant ‘ On va tous mourir ! ‘ »

Sur le chemin de l’exil, la famille couche dans des salles municipales. Le froid et l’angoisse ne les quittent pas. « Un soir, une mère donnait le sein à son bébé quand le bruit terrible des bombardements a fait exploser les vitres du dortoir improvisé. L’enfant lui est tombé des bras. Il n’a pas survécu. » L’image reste gravée dans sa mémoire. Après quelques jours d’errance, Maria et les siens arrivent finalement à Barcelone. « On y est restés un an et demi. Jusqu’à l’arrivée des fascistes qui nous ont fait partir sans nos affaires. On a marché pieds nus derrière des charrettes. » Chassés encore une fois ! Puis c’est la délivrance. « Nous avons franchi la frontière franco-espagnole. On a enfin pu retrouver papa. » Leur chemin de croix était loin d’être terminé…

« Après une étape à Bordeaux, on nous a envoyés à La Couronne, près d’Angoulême, en 1939. On vivait alors dans des baraquements insalubres entourés de barbelés. Dans ce camp de réfugiés espagnols, j’ai attrapé la gale. Un jour, mon père a entendu dire que les Allemands allaient venir pour nous emmener très loin. » À Dachau et Mauthausen, où, elle l’apprendra plus tard, plusieurs milliers de ses compatriotes périront. Le père de Maria décide de fuir. « Un soir, on s’est faufilés entre les barbelés et la luzerne. On a trouvé refuge dans une maison de gare désaffectée, raconte-t-elle. Le lendemain, mon père que je n’avais jamais vu pleurer, nous a annoncé, bouleversé, qu’ils les embarquaient tous comme des bestiaux. »

Les jours ont passé avec ce sentiment insoutenable d’impuissance face à la barbarie humaine. Direction Cognac. « Là-bas, ma mère travaillait comme lingère dans une maison bourgeoise. Quand j’allais la chercher, on disait : ‘ Tiens, c’est la fille de l’Espagnole. ‘ On nous a longtemps reproché, à nous, ‘ les espingouins ‘, comme on nous appelait, d’être venus manger le pain des Français. Je ne m’en déferai jamais. J’ai encore l’impression que je ne suis rien, lâche Maria. Je me répète souvent que celui qui est obligé de quitter son pays doit se faire pardonner sa présence sur sa terre d’accueil à force d’humilité. »

Le temps passe mais ses fêlures de petite fille demeurent. « Même à mon mari que j’ai épousé à 19 ans, j’ai toujours voulu cacher l’enfance que je n’ai pas eue. Pour tourner la page ! » Mais l’histoire vous rattrape toujours… « Quand mes enfants m’ont annoncé qu’ils voulaient apprendre l’espagnol au collège, j’ai éclaté en sanglots. J’étais heureuse qu’ils veuillent renouer avec leurs origines ! »

Aujourd’hui, Maria est fière d’avoir deux identités. « Je suis surtout française mais dans mon sang et dans mon coeur, je reste espagnole. Dommage que je ne connaisse pas plus mon pays de naissance. » Un manque qu’elle tente de combler.

L’an passé, à 74 ans, elle a obtenu avec mention un diplôme de conversation à l’université de Salamanque. Une fierté ! « La boucle est bouclée », estime-t-elle avec le sourire qui la caractérise. Pourtant, Maria « gardera toujours un grand regret. » Celui de ne pas avoir pu faire enterrer son père « dans cette terre espagnole qu’il aimait tant ».

Lionel CABIOCH.

L’association « Los Amigos de España », basée à Vannes, recueille les témoignages de réfugiés espagnols.

Tél. 02 97 40 72 40.

UNE HISTOIRE

Publié: 10 octobre 2007 dans Témoignages

Il doit bien y avoir un pays où les gens aux creux des lits font des rêves …

Je m’appelle Sarah. J’étais juive, juive allemande. J’étais heureuse. Nous vivions bien, tous ensemble dans notre petit appartement. Nous étions heureux, nous avions des amis. Enfin, plus à la fin ! On nous a tourné le dos. On nous a cousu des étoiles jaunes sur le cœur. Nous n’avons pas vraiment senti le vent tourner … Ils sont passés !

Un jour, en rentrant de l’école avec les enfants, un attroupement s’est formé dans la rue. Des brutes en uniforme frappaient un homme sur le pas de sa porte. C’était notre porte, c’était mon homme !

Il a juste eu le temps de me faire signe de passer mon chemin. Son visage était ensanglanté. Il ne m’a pas regardée pour ne pas me trahir. Il a juste fait un signe de la main : " Va, continue comme si de rien n’était ! Pense aux enfants ! " Il a juste levé la main pour me désigner le bout de la rue. Un soldat l’a frappé au visage avec la crosse de son fusil. Il s’est effondré sur le trottoir sans que mon regard puisse, une dernière fois, croiser le sien … Ils sont passés !

Au bout de la rue, j’ai tiré les enfants par la main. Je me suis mise à courir. Depuis, je n’ai jamais vraiment cessé de courir. J’ai traversé le Rhin. Moi aussi, j’y ai cru à la France des libertés. Elle m’a vite jugée indésirable.

Moi, je ne désirais plus rien, sinon un refuge pour mes petits. Ici, je peux encore les serrer contre mon coeur, caresser leurs boucles  brunes. Mais pour combien de temps encore ? Ils sont si faibles. Demain, nous prenons le train. Beaucoup, parmi nous, croient que ce camp est l’enfer. Je crains qu’il ne soit que la porte de l’enfer ! Demain, nous prendrons le train !

 

Il doit bien y avoir un pays où les gens aux creux des lits font des rêves …

J. HERREROS
Webmaster http://gurs.free.fr

 

UNE HISTOIRE.

Publié: 10 octobre 2007 dans Témoignages

Il y a des pays ou les gens aux creux des lits font des rêves …

 

Antonio ! Je m’appelle Antonio. J’étais anarchiste, anarchiste espagnol. En 36, j’ai cru au bonheur, à la liberté. J’ai espéré ne plus devoir attendre, aligné avec mes camarades contre le mur de l’église, que les propriétaires daignent me choisir pour cueillir les olives ou les amandes dans leurs champs. J’ai rêve d’un monde plus juste, j’ai rêve de pouvoir donner du pain à mes enfants et puis il y a eu Franco. Avec tant d’autres, j’ai hurlé " No passaran  ". Je me suis battu. J’ai cru mille fois mourir à Madrid ou ailleurs… Ils sont passés !

 

 

 

Je me suis battu encore jusqu’à ce que cela ne fût plus possible, jusqu’au bout de mes forces, avec ma vieille pétoire, avec mes poings. Mon père a été fusillé dans la cour de la ferme, devant sa femme, devant mes jeunes frères, parce qu’il refusait de crier " Vive Franco ". Ma mère est folle aujourd’hui. Folle de douleur … Ils sont passés !

 

 

 

Trahi par Saline, vaincu par Franco, j’ai traversé les Pyrénées. Exténué, j’ai rejoint la France. Et j’attends. J’attends comme un voleur. J’attends parmi les damnés, les éternels vaincus de l’histoire. J’attends dans la boue, dans le froid, prisonnier au pays des libertés. J’attends de pouvoir un jour retourner au pays. J’attends de revoir ma femme, mes enfants. Que sont-ils devenus ? Et ma mère, et mes frères ?

 

 

Demain, après demain, je m’enfuirai, j’irai les rejoindre. Ici, ma vie n’a plus de sens .Et puis, il y a cette crasse, l’Humidité des baraques de planches, les barbelés, la solitude, le déshonneur. Malheur aux vaincus ! Ici, rien n’a plus de sens!

 

Il doit bien y avoir un pays ou les gens aux creux des lits font des rêves …

 

J. HERREROS

Webmaster http://gurs.free.fr